fbpx

Dans l’article précédent, je te présentais ma vision de l’ »année off”, que l’on peut appeler aussi « année sabbatique« . Celle que tu prends pour changer de cap, transitionner ou faire un break. Cela peut-être pour voyager, faire une formation ou un stage, ou encore pour créer un projet ou une boîte. Les possibilités sont nombreuses et personnalisables à l’infini.

Peut-être que pour toi aussi, « prendre une année off » ce serait le dream. Surtout quand tu vois certains de tes potes,  et/ou des gens que tu suis sur Instagram, voyager dans plein d’endroits différents, monter leur business, changer de carrière ou traverser l’Atlantique. C’est vrai qu’ils ont de la chance…  mais toi tu ne vas quand même pas quitter ton CDI, ni ton appart, … tu n’as pas suffisamment d’argent de côté pour te le permettre, … et puis on pensera que tu es tombé sur la tête de vouloir quitter tout ce que tu as construit jusqu’ici. Meh

Et si … je te disais que ce dream, ça n’est pas réservé qu’aux autres ? Si comme moi, tu te dis tantôt “vas-y je plaque tout et je pars voyager”, tantôt “je kifferais trop, ceux qui le font ont trop de chance, mais pour moi c’est compliqué” ; suffit de tergiverser ! Il y aura toujours une bonne raison ou bonne excuse pour ne pas aller au bout de tes projets.

J’ai cerné pour toi 5 objections légitimes et récurrentes qui t’empêcheront à coup sûr de réaliser tes rêves et projets. Et comme à chaque problème on peut trouver une solution, voyons ensemble comment les désamorcer. 😉

Les 5 objections les plus mainstream

Quand cette idée de prendre une période pour toi afin réaliser tes projets/rêves te traverse l’esprit, tu peux avoir des ninja-objections qui viennent casser toute ton idée en un coup de sabre.

Plus ou moins fortes, plus ou moins évidentes, voici donc les objections les plus mainstream du moment :

“T’as pété un câble ?! Tu es arrivé jusqu’ici, ce n’est pas pour tout lâcher/recommencer.”

“Mes parents vont penser que je suis un hippie qui ne fait rien de sa vie. »

« Tu sais sur un CV, ça ne fait pas terrible. Les recruteurs n’aiment pas trop. »

« Ça valait le coup de faire une école de commerce pour ça ? »

“Non mais financièrement ça n’est pas possible, j’ai zéro thune de côté »

« En fait, tu prends un an pour rien glander ?! »

“Je vais avoir un trou dans mon expérience professionnelle, ça va être compliqué à justifier”

“Je ne vais quand même pas quitter mon CDI, je n’en trouverai jamais un autre, le marché de l’emploi est bouché”

En fait, la liste est longue, mais fondamentalement il y a 5 objections profondes derrière :

  • tout quitter, pour faire quoi ?
  • ce qu’en pensent les autres
  • l’aspect financier
  • sortir du cadre
  • et ensuite ?

Rassure-toi, ces objections sont normales.  C’est même plutôt bon signe : le signal d’alerte fonctionne correctement, le département sécurité de ton cerveau fait son job.

Il envoie une armada d’objections pour te dissuader de sortir de la zone de confort – la fameuse. De surcroît, si l’imagination s’en mêle, tu peux être sûr que ton idée sera réduite en bouillie…jusqu’à la prochaine fois. Eh oui, il ne faut pas te leurrer : il y a de fortes chances que ce rêve de tour de monde, cette mission humanitaire, ou cette volonté de monter ta boîte, ça revienne au galop.

Si ces objections sont normales, il me paraît pour autant moins normal de les laisser détruire tes projets. Voici alors ce que tu peux faire :

  • Te rendre compte de ces pensées quand elles arrivent, et savoir que c’est normal ; aka les accepter
  • Comprendre leur nature et rationaliser les objections (relativiser)
  • Avoir une liste de contre-objections (elles aussi rationnelles, réalistes et constructives)
  • Se focaliser en majorité sur les aspects positifs de ton projet et les moyens concrets à mettre en place pour le réaliser

Qu’une objection se pointe, OK, mais ne te décourage pas pour autant. Apprends à passer outre et va au bout de tes envies plus sereinement.

Une année sabbatique, pour faire quoi ?

Navrée de casser le mythe, mais quand tu prends une année off, même sur un coup de tête, fondamentalement tu ne quittes pas tout.

Le « j’ai tout plaqué » théâtral est tout de même assez rare. Mon point de vue sur le sujet est que : tu quittes ce dont tu veux te délester dans ta vie (ton job, ta vie à Paris, ton club d’échecs, ta meuf,…) et tu gardes et/ou tu investis sur ce qui te nourrit et te fait grandir.

L’année sabbatique, tu en fais ce que tu en veux. Tu peux décider de réaliser un rêve d’enfant, partir découvrir le monde, te mettre au service des autres ou d’une cause, ajouter une ligne précieuse à ton CV ou encore corriger une erreur d’orientation professionnelle. En fait, prendre une année sabbatique ça veut dire 1001 choses en fonction de qui le fait. Les options sont multiples et personnelles. Sur ce sujet, je te conseille de (re)lire l’article précédent. Mais en 2 mots, ça passe par : « s’écouter » et « rêves ».

Fais-le pour toi, pas pour les autres

Tout plaquer et faire un break est encore un peu mal perçu. Tu passes pour un glandeur, un illuminé, ou, combo gagnant : les deux à la fois. Il est vrai que tu sors des rails, alors les gens ne comprennent pas forcément et peuvent s’avérer sceptiques. Si on te fait des commentaires que tu ne juges pas constructifs, fais sembler d’écouter, mais surtout continue tes projets. Aux dernières nouvelles, c’est toi le capitaine de ta life.

« Mais en fait tu fais quoi ce moment ? »

Et à la question “tu fais quoi en ce moment ?” ou “tu fais quoi dans la vie ?“, si comme moi, tu n’as pas envie qu’on t’envoie une liste d’objections dans la face, ni qu’on touche à tes projets/rêves, le mieux est de donner une réponse évasive. Tu peux opter pour un truc incompréhensible du genre “je prends quelques mois pour itérer, en mode Lean start up of course, sur différentes solutions scalables de type SAAS” histoire qu’on ne te pose pas trop de questions, ou alors quelque chose qui met mal à l’aise de type “je me suis dit que je voulais être coach, mais comme y en a déjà plein, je me lance sur le marché des félins. La séduction pour félin c’est le tur-fu”… enfin tu vois quoi, un truc qui n’appelle ni réponse, ni débat.

Du feedback, ok, mais constructif

Evidemment, si tu te sens à l’aise pour partager tes idées de projets, FEU ! Heureusement certains sont bienveillants et ont des retours constructifs. Et je t’invite à t’entourer de ces personnes là

Pour ma part, une fois que mon projet était clair dans ma tête, je m’étais convaincue que quoiqu’on en dise ça ne pouvait plus me décourager (j’étais trop avancée), et à partir de ce moment là j’ai pu en parler plus facilement. Les feedbacks sont un élément important du processus ; mais dès qu’un feedback n’est pas constructif et qu’une once de pessimisme ou de négativité émane de celui-ci, ferme les écoutilles !

« t’es un peu en vacances tout le temps »

Et si certains pensent que tu ne fais rien ou que tu glandes…

1) qu’est-ce que ça peut leur faire ?

2) Proove them wrong. Montre-leur que c’est faux ! Explique leur que tu apprends une nouvelle langue, que tu te poses les bonnes questions pour avancer, que tu prépares un tour du monde, que tu es en train de monter un projet entrepreneurial…

Je ne suis pas Crésus

Moi non plus.

Je pense que l’objection financière est la plus forte, et est, à elle seule, celle qui a coup sûr réduira à néant tes projets.

A nouveau, il ne faut pas négliger cette objection, qui est légitime, car elle est le cri apeuré du système « sécurité » de ton cerveau. Lui, il a fait l’équation en un rien de temps. Adieu le CDI = pas de chômage = pas de rentrée d’argent = pas manger = mourir. Alerte rouge, mon Général.

Système D

Pas de débat là-dessus : l’argent ne pousse pas sur les arbres. Là non plus je ne réinvente pas l’eau chaude sur un fil à couper le beurre. Pour autant, fais toi confiance, ton cerveau est également apte à imaginer des solutions pour contourner cette objection et financer tes projets. Quelques exemples :

  • Tu souhaites partir voyager un an, mais financièrement cela demande un budget trop conséquent. Tu pourrais alors envisager de voyager en faisant un PVT, du volontariat, du woofing…
  • Tu souhaites faire une formation dans le cadre d’une reconversion professionnelle, tu peux alors voir s’il existe des aides de financement, voire faire un prêt.
  • Tu veux mener à bien un projet éco-solidaire, pourquoi pas organiser un crowdfunding ? Une demande de bourse ? Du sponsoring ?
  • Tu veux partir en voyage quelques semaines, fais des choix intelligents : privilégie les pays où le coût de la vie est plus abordable, optimise les postes de dépenses qu’il est possible de réduire. 

Economies personnelles = liberté

Enfin, il est clair que le mieux est d’avoir tes fonds propres. C’est la clé de la liberté que de ne dépendre de personne et ne pas avoir de comptes à rendre. Et pour cela, il n’y a pas trop de secret, il faut économiser. Combien ? Comment ? Ça dépend de l’envergure de ton projet. Il faut le budgétiser, prévoir un matelas de sécurité, et te créer un plan d’épargne pour atteindre cet objectif financier sur une période donnée.

L’idée est toujours la même : donne-toi les moyens. Renseigne-toi, demande de l’aide, organise-toi. Il existe plein de solutions qui permettent de réaliser tes projets. Je peux moi-même t’aider dans ces démarches, le sujet est vaste, mais tu peux m’écrire ici, je serai ravie d’en discuter avec toi.

Sortir du chemin tracé

Si comme moi, tu as rêvé de partir à l’étranger juste après le Bac, mais qu’on ne te pas laissé sortir des rails car on prédisait que « ta vie serait ratée, qu’il ne fallait pas sortir du circuit scolaire, que tu serais fichue par la suite car tu aurais du retard, ou que ce n’était pas sérieux »… Sache qu’il est normal qu’aujourd’hui cette objection te saute en pleine figure quand tu penses à quitter ton taff pour partir à l’étranger réaliser tes rêves de voyage. Les bonnes vieilles croyances…

« Je vais sortir du rythme, du chemin normal »

… Justement ! Différencie-toi ! 

Normal is not sexy anymore. Si tu mènes bien ta barque et que tu réalises tes projets pendant ton année sabbatique, tu pourras te différencier face à d’autres postulants à un job. Apprends une 3ème ou 4ème langue, apprends à coder, rencontre des gens… profites en ! Saisis ta chance aujourd’hui et fais-le !

Rien de tel que de sortir de la routine et du cadre pour justement explorer de nouvelles voies et opportunités. Le champ des possibles est vaste en dehors du chemin tracé ! D’ailleurs, on dit souvent que la magie opère en dehors de notre zone de confort. Si tu n’en es pas convaincu, essaie et tu verras. 😉

« si je pars, je ne vais jamais revenir »

Option 1 : Tant mieux pour toi, c’est que tu as trouvé ce qu’il te faut ailleurs. 🙂 Combien sont déjà partis en Australie, au Costa Rica ou à Bali pour quelques semaines, et ont décidé d’y rester ? Il n’y a pas de mystère, c’est qu’ils ont trouvé là-bas la qualité de vie qu’ils cherchaient.

Option 2 : Tu reviens, mais en trainant des pieds… Peut-être est-ce rentrer pour mieux repartir ?

Option 3 : Tu penses que tu vas avoir du mal à te remettre dans le bain quand tu rentreras. Je pense que ça dépend de la situation de chacun. De mon expérience, quand tu prends une année sabbatique, il arrive un moment où tu as hâte de (re)trouver ton quotidien, de te dédier à tes projets, où – enfin – créer ce projet de boîte bien mûri.. 🙂

« je suis en retard par rapport aux autres »

Tes potes achètent un appart, se marient, et toi tu décides de partir en tour du monde solo. Tu te sens un peu en décalé, voire en retard ?

Minute papillon, la vie n’est pas une course. Chacun fait son chemin à son rythme et vit ses expériences au moment opportun. Ce n’est pas grand chose, mais le jour où j’ai intégré ça, j’ai ressenti un soulagement énorme. Alors tant pis, ce n’est pas cette année que j’achèterai un appart, mais c’est l’année où je vais me reconvertir professionnellement, me former, et aller dans la direction qui me va le mieux. 

Le “trou dans le cv”

Peut-être as-tu toi aussi en tête que “prendre une année off” deviendra la bête noire sur ton CV…?

Certains ont tendance à penser que pendant une année off, on ne fait rien. Je pense que l’enjeu de “ne rien faire”, c’est en fait de ne rien PRODUIRE pour la société. Cette société qui a besoin de nous au travail, à produire, pour qu’elle fonctionne. Ce n’est pas facile, mais je dois accepter que je n’ai pas produit beaucoup ces derniers mois. Pourtant, à l’intérieur de moi, il s’en est passé des choses ! J’ai consacré la majorité de mon temps à apprendre et à me former, et j’ai travaillé à mon développement personnel. Une chose est sûre, je n’ai pas « rien fait” ; j’ai fait plein de trucs.

Je n’en ai pas honte de cette année “off”, j’en suis même plutôt fière. Je me suis donné les moyens d’avoir ce temps libre pour apprendre et me former sur les sujets qui m’intéressent, pour déterminer la voie professionnelle qui me convient et m’épanouit. Je parle de moyens car il ne faut pas omettre qu’une “année off” ça s’anticipe et ça se prépare – en termes de timing et de finances notamment.

Et si tout ça ne plait pas à un recruteur ? So what ? Je l’ai toujours dit : si un recruteur te critique parce que tu investis sur ton développement personnel, ou sur tes projets de voyage… cette personne est-elle, de tout façon, quelqu’un avec qui tu auras envie de passer tes journées de travail ?

« Et ensuite tu vas faire quoi » ?

Si tu prends une année off, il y a forcément la question de l’après qui va venir sur la table. Si tu ne sais pas à quoi ça ressemblera, ce n’est pas grave – au contraire. Le champs des possibles est large. 

  • Si tu pars sur un projet ponctuel, comme un voyage par exemple, il est fort probable que tu reviennes ensuite à ton mode de vie actuel – avec très certainement quelques modifications. 😉 Dans ce cas, pas besoin de te tracasser de trop, le quotidien reviendra bien assez vite.
  • Si le projet s’inscrit dans une démarche plus long-terme – comme un changement de carrière, une création d’entreprise, ou un nouveau mode de vie (ex : digital nomad) – dans ce cas, la question du « après » ne se pose pas.

C’est assez naturel de vouloir savoir où tu vas. Je pense qu’il faut prévoir sans trop prévoir, afin de laisser de la place à l’inattendu, aux surprises et aux opportunités

Sharing is caring :

Je te partage ici quelques ressources qui m’ont inspiré. Plus ou moins sérieux, plus ou moins directement liés à mes projets… ils ont été pertinents pour moi à un moment t. Peut-être le seront-ils pour toi aussi… 🙂

1 Chronique :

Marina Rollman est une humoriste Suisse que j’adore écouter sur France Inter. Dans cette chronique décalée elle évoque notamment ce moment, arès des années d’études, où on veut donner du sens. 3ème degré est de mise 😉 Bonne écoute

1 Projet :

Samuel avait une objection – pour le coup, difficile à contrer – pour réaliser ses rêves de voyage. Il est en effet tétraplégique .

Il en a fait une force, et s’est donné les moyens pour monter son projet de voyage « Samfaitrouler« . Un tour du monde hors du commun et admirable. Un parcours inspirant pour t’aider à briser tes objections à toi. 🙂

1 livre :

Mark Manson est un blogger et auteur américain qui présente une approche à contre-courant du développement personnel. Avec ce livre « The art of not giving a fuck » (ou en FR : « L’art subtil de s’en foutre »), tu verras sous un autre angle les objections qui te bloquent. Et si elles donnaient en fait encore plus de sens à tes projets ?

1 Vidéo :

Dan Mace est un vidéaste Sud-African que j’adore. Ses vidéos sont hyper rythmées, très créatives, et portent à chaque fois un message. Celle-ci n’est pas la plus gaie qu’il ait produit, mais ce qu’il dit à la 7ème minute m’a fait un électro-choc. Je n’en dis pas plus, regarde-la. 🙂

Tout compte fait

Quand tu envisages de prendre une une année sabbatique, il est normal d’avoir des objections à ce projet. Elles sont légitimes, il ne faut pas les ignorer. Au contraire, il te faut les accepter, les rationaliser, et trouver le moyen de les contourner. N’oublie pas que tu disposes en toi des ressources pour trouver des solutions, fais toi confiance. Le jeu en vaut vraiment la chandelle, alors fonce et va au bout de tes envies. YOLO !

Tu te rends vite compte qu’une fois que ces objections sont canalisées, tes rêves les plus fous, ne sont plus si fous que ça. Ils valent même carrément la peine d’être envisagés pour cette nouvelle année . 🙂 Pose toi les bonnes questions, et donne toi en les moyens.

Dans le prochain article, je te parlerai concrètement des étapes à suivre pour te lancer et enfin réaliser tes projets et/ou rêves. Il est ici ! 

Hasta pronto,

Charlie

 

Je t’ai présenté 5 objections mainstream, celles qui reviennent le plus fréquemment. La liste peut être différente selon les personnes et les contextes. Si tu en as d’autres qui te reviennent souvent en pleine face, partage-les moi ! Je serai curieuse d’en savoir plus et de pouvoir t’aider concrètement à y remédier. Tu peux m’écrire ici ou répondre ci-dessous. Cheers !

Quelles sont les 2 objections principales qui te freinent le plus ?

View Results

Loading ... Loading ...

Si tu veux voir les photos de mes voyages, rejoins moi sur ↓  Instagram  ↓

J’y ai d’ailleurs fait une rétrospective photo de mon année 2018

error: Content is protected !!
ut risus. dapibus ultricies ut venenatis,