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« c’est maintenant ou jamais » 

« j’ai envie de donner du sens à ce que je fais »

« bosser de 9h à 18h dans un open-space, ce n’est pas ce à quoi j’aspire »

« je kifferais pouvoir voyager en travaillant »

Si tu t’es déjà dit ce genre de choses, peut-être fais-tu partie de ceux qui rêvent de sauter le pas et de prendre une année sabbatique pour changer de cap, de mode de vie et pour profiter. C’est un sujet que me parle beaucoup, et je ne peux que t’encourager à sauter le pas. D’ailleurs, il y a quelques temps, je t’expliquais que selon moi « prendre une année off » est en fait un moyen sur-puissant de mettre mettre sa vie « en mode ON ».Si tu n’as pas encore lu l’article, fonce y jeter un œil

A cela, la question subsidiaire c’est : COMMENT fait-on pour prendre une année off ?

Si chaque situation est différente, la marche à suivre, elle, est globalement la même. Ça peut paraître un peu scolaire pour certains d’avoir une méthodo’, mais pour d’autres, c’est rassurant de structurer la démarche. Ça permet en effet d’avancer sereinement en éliminant les blocages au fur et à mesure et en construisant un projet qui tient la route et qui a du sens.

Je vais ici te présenter les 5 étapes à suivre pour enfin passer le cap et réaliser tes rêves. Rien que ça.

1. Qu’est-ce qui te fait kiffer ?

Le concept est simple : tu as un rêve ; tu décides de lui donner forme, ça devient une idée ; cette idée tu la tournes dans tous les sens et tu mets sur pieds un projet. Ce projet évoluera sûrement avec le temps, mais : n’attends pas, et commence avec quelque chose. Fais abstraction des contraintes et des freins, écoute-toi et ose rêver en grand.

Tu aimerais sortir de ton quotidien, faire autre chose, et prendre une année pour toi, pour tes projets et pour kiffer…

Si tu sais déjà ce que tu veux réaliser comme projet

C’est déjà une sacrée étape de faite ! Alors, mets les moyens pour y arriver, et fonce ! Enfin… Je t’invite tout de même à lire les étapes suivantes pour bâtir ton projet de manière logique et sereine. 😉

Si tu ne sais pas précisément QUOI faire

…pas de panique ! Ce n’est pas une tare de ne pas savoir ce que tu vas faire, ni ce dont tu as profondément envie. En fait, je parie qu’au fond de toi tu le sais, mais tu n’as pas encore mis le doigt dessus.

On a tous des envies et des rêves secrets. Tu sais, ceux que tu n’oses pas énoncer à voix haute, de peur qu’on y touche ou qu’on les moque. Sans vouloir faire dans la citation à deux Francs, il y en a une qui m’a beaucoup aidé récemment pour formuler mes projets : c’est quelque chose du genre « si les gens ne rigolent pas à tes rêves, c’est que tu ne rêves pas assez grand« . Ça peut paraître un peu gnan-gnan, mais tu t’en fiches, personne ne regarde ce qu’il se passe dans ton cortex préfrontal.

Alors, je t’invite à réfléchir à :

  • ce que tu aimerais accomplir (changer de métier, faire le tour du monde, partir vivre en Australie, parler 4 langues…)
  • un mode de vie qui te ferait kiffer (sortir du « métro-boulot-dodo », être freelance, créer ta boîte, vivre de ton art…)
  • comment tu aimerais te sentir (libre, indépendant, épanoui, kiffer ton quotidien, donner du sens…).

L’idée c’est de prendre conscience de tes rêves et de tes envies profondes pour t’accomplir en tant qu’individu.

Si ça te parait perché, concentre-toi par exemple sur tes hobbies – c’est plus factuel :

Tu aimes faire quoi le week-end ?

Tu suis quel genre de comptes sur Instagram ? (ceux que tu kiffes, qui t’inspirent)

Tes vacances idéales ressemblent à quoi ?

Si tu n’avais pas besoin de travailler, tu ferais quoi de tes journées ?

Si tu étais au lycée à nouveau, tu choisirais quoi comme études ?

Fais ce qu’il te plaît

L’idée quand tu prends une année off, c’est de mener à bien un projet qui bouillonne en toi, qui te rend encore plus vivant. Quitte à mettre ta « vie normale » entre parenthèse, autant que ça soit pour atteindre le summum du kiff, non ?

Dans cette étape de conceptualisation de ton projet d’année sabbatique :

  • Concentre-toi sur les choses qui te rendent heureux. Ne remets pas toujours à demain les projets qui te font kiffer. La vie est courte, il paraît.
  • Cherche les clés de ton épanouissement. Que tu veuilles être plus heureux dans ta vie profesionnelle, te sentir libre et voyager, ou que tu veuilles accomplir ci ou ça, focalise-toi sur ce qui te fera grandir et kiffer ta life.
  • La soif d’apprendre n’est pas dangereuse pour la santé. Au contraire. Que ça soit pour t’instruire, ajouter des cordes à ton arc ou même changer de métier, une année sabbatique peut-être le meilleur moment pour acquérir de nouvelles connaissances ou compétences.

Quelque soit ce qui te branche, focalise-toi sur tes passions, tes envies, tes rêves. Rêve en grand et écoute toi.

« You don’t need to find your passion, you need to develop your passion » Mark Manson

 

2. La quête de sens n’est pas juste un concept

On me rit souvent au nez quand je parle de ma « crise des 25 ans », celle où je remets tout en question, et je cherche un sens concret à ce que je fais au quotidien. Du coup j’ai vérifié, je ne suis pas un alien : c’est très caractéristique de notre génération Y de vouloir donner du sens à ce que l’on fait.

trouver des réponses

Qu’elles soient plus ou moins précises, plus ou moins spécifiques ; qu’elles portent sur un sujet en particulier ou sur ta vie au global, il y a peut-être des réponses que tu aimerais bien clarifier pour avancer dans ta vie professionnelle et personnelle. Il faut dire que quand on est dans la routine, il n’est pas aisé d’élucider ces questions.

Identifie-les, et ça te permettra d’aiguiller la conception de ton projet d’année sabbatique. Quoi de mieux que voyager pour prendre du recul ? Pourquoi ne pas te lancer dans une formation pour être sûr de ta reconversion ? 

Donner du sens

Prendre une période pour te consacrer à tes envies et tes projets est un excellent moyen de donner du sens à tes actions. Du sens pour toi, mais aussi pour les autres, pour la société, pour la planète. Tu pourrais considérer :

  • Te consacrer full-time à ce projet associatif qui te tient à cœur et qui a de l’impact.
  • Partir en voyage avec une mission spécifique. 
  • Mettre à profit tes compétences dans du volontariat.
  • Te reconvertir dans un métier qui te plaît et qui donne du sens à tes journées.
  • Apprendre une nouvelle compétences (coder, langue, …) parce que ça fait sens dans ta carrière.

Evidemment les options sont multiples et propres à chacun. Mais sur le pourquoi ? on est à peu près tous pareil. TMTC, quand ce que tu fais a du sens, tu es prêt à bouger des montagnes, non ?

Une fois que tu sais ce que tu veux et pourquoi (le fond de ta démarche), tu vas ressentir cette flamme à l’intérieur qui te motive pour mener à bien ton projet. Il est alors temps de t’intéresser à comment tu vas t’y prendre (la forme donc).

3. Se donner les moyens

Au risque d’en décevoir certains, quand on prend une année sabbatique, on ne peut pas se contenter exclusivement d’amour et d’eau fraîche… Sans tout planifier pour autant, il est judicieux de te préparer un minimum et prévoir tes arrières pour être plus serein. Alors, en fonction de ce que tu veux faire, il va te falloir réunir les moyens pour parvenir à ton objectif. 

Planifier le budget nécessaire 

Il faut réfléchir aux dépenses que tu auras pendant cette période. De combien as-tu besoin pour réaliser ce projet ? Sois le plus réaliste possible et établis une valeur haute, moyenne, et basse de ce budget, en prenant en compte les dépenses fixes (loyer, téléphone…), les dépenses liées au projet en tant que tel (une formation, un voyage…), et un matelas de sécurité (imprévus). 

Planifier le tIMING

Il faut également songer au temps imparti que tu donnes à ce projet, à cette période « sabbatique ». Il faut alors croiser la notion de temps et la notion de budget :

Combien de temps comptes-tu être « off » (sans revenus) + Combien te coûte ce projet = Combien tu dois économiser 

Il en va de même pour la date de début de cette période. De combien de temps as-tu besoin pour réunir ces moyens avant de te lancer à l’aventure ? Il s’agit de déterminer une timeline réaliste pour réunir les moyens pécuniers nécessaires.

éléments basiques de sécurité

Sortir de sa zone de confort, c’est cool, mais le faire en sachant que tu n’es pas en insécurité, c’est mieux. C’est pourquoi je préconise de penser à certains éléments « sécurité » afin d’éviter les tracas. Mieux vaut prévenir que guérir…

  • Si je quitte mon travail, suis-je encore couvert par la sécurité sociale ?
  • Quelle assurance dois-je prendre si je pars en voyage de longue durée ?
  • Ai-je une réserve d’argent en cas d’imprévu ?
  • Si mon projet ne marche pas, j’ai quoi comme plan B ? (taff, appart, retour chez les parents…?)

organismes & aides au développement de projet

Des solutions existent pour te faire aider dans ton projet et/ou dans tes démarches. Réfléchis et renseigne-toi sur les différents moyens et systèmes d’accompagnement, comme :

  • des moyens pour quitter ton taff (rupture conventionelle, congé sabbatique)
  • mais aussi pour t’aider à la formation (aides, bourses)
  • à la création/reprise d’entreprise (incubateur, subventions, appel à projet)
  • ou encore des organismes qui proposent du volontariat semi-rémunéré ? (service civique, au pair, woofing)

Comme chaque contexte, projet, envie ou rêve est différent d’une personne à l’autre, les besoins et la méthodologie sont personnalisables. Mais globalement il te faut être curieux, malin, penser à tout (moyens + éventualités) et te renseigner.

4. Un plan d’action motivant

Une fois que tu sais ce que tu veux faire, pourquoi, et comment, il est temps de bâtir concrètement le plan d’action pour réunir ces fameux moyens.

L’idée ici est d’être efficace dans la préparation du projet pour ne pas y passer trop de temps et se décourager. Alors, VAMOS, on crée un plan d’action logique. Pour chaque catégorie (énoncées dans l’étape précédente), tu notes : les moyens dont tu disposes déjà, l’objectif final, la timeline fixée, les actions à réaliser (dans l’ordre sil y en a un).

La liste est non exhaustive, mais ça pourrait être par exemple :

Budget :

  • Calculer les économies à faire sur une période donnée (x€ par mois pendant x temps pour atteindre objectif) et mettre en place un  virement permanent sur ton Livret A
  • Garder/économiser x€ de côté par sécurité
  • Combien peux-tu récupérer de ta caution d’appart ? Organiser une vente d’affaires (meubles, fringues, …) ?
  • Voir coût de la vie des pays A, B, C que tu veux visiter et faire des choix en fonction

Sécurité :

  • Contacter assurances X, Y et Z pour les devis d’assurance voyage/expatriation, …
  • Devis garde meuble ? sous-location de ton appart ?

Aides et formalités :

  • Contacter les organismes d’aides à projet (bourses) : lesquels et sur quels sujets ? et préparer dossiers
  • Réunir documents pour demandes de visas
  • Contacter Pôle Emploi sur aide à la formation / création d’entreprise
  • Lister droits, avantages/inconvénients pour : démission, congé sabbatique, rupture conventionnelle

L’idée n’est évidemment pas de faire des listes interminables ou des listes de listes – ça c’est de la procrastination. Il s’agit de centraliser les actions à faire afin d’avoir une vue globale. Ca permet d’avoir comme une « tour de contrôle » des différents éléments, de ne pas louper des éventuelles deadlines (demande de visa PVT, envoi de candidature…), et de cocher les éléments résolus les uns après les autres. C’est satisfaisant de voir que ça avance et ça permet de ne pas te décourager et de reporter à plus tard ton projet.

5. à vos marques. Prêts ? Partez !

Si tu en es à cette étape, Congrats. J’ai le plaisir de t’annoncer que tu ne peux plus reculer. 😀

Ton plan d’action avec les deadlines est sur pied et tu arrives à le suivre méthodiquement. Tu vois les points se cocher les uns après les autres, tes économies augmenter… C’est le feu !

Peut-être que ton cerveau primaire (c’est vraiment son nom) t’envoie encore la sonnette d’alarme qui tente de te faire rester bien au chaud dans ton CDI, dans ta vie rangée, dans ta zone de confort. C’est normal ! Jusqu’ici, faire des projets, des plans d’actions, ça ne l’a pas mis en danger.

Alors sur les derniers 100m, il faut peut-être te donner un dernier petit coup de pied au uc’ pour surmonter cette résistance au changement. Car au moment fatidique où tu achètes ton billet tour du monde, où tu es sur le point d’envoyer ta lettre de démission ou d’annoncer ton souhait de reconversion, le cerveau primaire joue sa dernière carte pour t’envoyer l’alerte DE-NE-PAS-BOUGER. Potentiellement ça se solde en « en fait non« , en excuses et en report. Sacrilège !

C’est pourtant là que tout se joue ! Tu es sur la ligne de départ, maintenant FONCE. Contourne les objections (guide : ICI), tout est prêt, y a plus qu’à. Repense à ces questions de l’étape 1, projette toi dans ton projet comme si tu y étais déjà, écoute ce que tu penserais de toi, et comment tu te sentirais. Le kiff non ? Alors vas-y. YOLO !

De quoi t’inspirer :

1 LIVRE

« La semaine de 4 heures » est best-seller écrit par Tim Ferriss. Ce livre, incontournable pour les entrepreneurs du Web, a inspiré des milliers d’entrepreneurs à travailler pour vivre et non plus l’inverse. Un must read. 

1 VIDEO

J’ai découvert Karim Duval récemment. Ancien cadre, il s’est converti en humoriste. Humour fin et sujets très parlants… so Gen Y ! Voila un parfait exemple de reconversion réussie.

1 PODCAST

Voici une interview de Roman Frayssinet, un jeune humoriste que j’adore, sur le podcast que j’adore aussi : Nouvelle Ecole. Cette interview résonne bien avec le sujet de cet article… Je te laisse l’écouter 🙂

1 LIVRE

Olivier Rolland est la référence du blogging Français. Ce livre m’a beaucoup aidé dans ma démarche d’année off et de création de projet. Le titre parle par lui-même, c’est une pépite. 

le mot de la fin :

Que ce soit pour voyager, faire le tour du monde, te former, tenter un nouveau job, partir travailler à l’étranger, apprendre une nouvelle langue, te reposer, construire ta maison, élever tes enfants, partir en mission humanitaire, te consacrer à ta passion, partir au pair, réaliser un service civique, … Si tu as ENVIE de le faire parce que ça te fait kiffer et/ou parce que ça fait sens pour toi, VAS-Y.

Aller au bout de ses envies, c’est la clé pour s’épanouir. Alors écoute toi et n’aie pas peur de rêver.

Tu as en en toi les ressources pour y arriver, et pour celles que tu n’as pas encore, tu vas les créer. Ce n’est pas un gros mot, c’est ça ce qu’on appelle « se donner les moyens ».

Un brin d’organisation, une méthode efficace, te permettront d’avancer vers ton objectif sans te décourager.

Si tu as une idée en tête, mais que tu ne sais pas par où commencer, je serai ravie d’en discuter avec toi et de pouvoir t’aider dans la réalisation de ce rêve, de cette idée, de ce projet. 🙂 Ecris moi ICI

N’hésite pas à partager cet article, il y a sûrement quelqu’un autour de toi qui justement tortille encore à passer le cap.

Hasta pronto,

Charlie

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